Scène de cabaret – École du Nord du XVIIIᵉ siècle, dans le goût de David Teniers
1650 €
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Charmante huile sur toile du XVIIIᵉ siècle représentant une scène de genre dans l’intérieur rustique d’une auberge ou d’un cellier, composition inspirée de la tradition flamande et hollandaise du XVIIᵉ siècle.
Au centre de la scène, un homme et une jeune femme sont assis autour d’un tonneau faisant office de table. L’homme, coiffé d’un bonnet bleu orné d’une plume, tient une cruche et passe familièrement son bras autour des épaules de sa compagne. Celle-ci, vêtue d’un corsage orangé et d’une longue jupe grise, semble compter quelques pièces ou examiner un petit objet, tandis que divers aliments sont disposés devant eux.
Le peintre restitue avec beaucoup de soin l’atmosphère d’un intérieur populaire : tonneaux, paniers, jarres, récipients de cuivre, étoffes et objets domestiques occupent l’espace environnant. À droite, une large bassine de cuivre, des paniers empilés et plusieurs contenants accentuent le caractère pittoresque et anecdotique de la composition.
Les personnages se détachent d’un fond volontairement sombre grâce à une lumière concentrée sur les visages, les mains et les vêtements. La palette, dominée par les bruns, les ocres et les gris, est délicatement animée par le bleu de la coiffure masculine et les tons orangés du vêtement féminin.
Par son sujet, sa mise en scène et son traitement, cette œuvre s’inscrit dans la tradition des scènes de cabaret et d’intérieurs paysans popularisées par David Teniers le Jeune et ses suiveurs, dont les compositions connurent un important succès dans toute l’Europe jusqu’au XVIIIᵉ siècle.
Le tableau est présenté dans un élégant cadre ancien en bois sculpté et doré, orné d’une frise intérieure de perles. Quelques accidents, reprises et usures à la dorure sont visibles, conformes à l’ancienneté de l’ensemble.
Ancienne provenance russe présumée
Au revers du châssis figure un important cachet de cire rouge ancien, partiellement conservé. Son décor semble reprendre les armes de la ville de Saint-Pétersbourg : un sceptre impérial surmonté de l’aigle bicéphale, associé à deux ancres croisées, l’une maritime et l’autre fluviale en forme de grappin à quatre pointes.
La légende circulaire demeure difficilement lisible en raison des cassures et de l’écrasement de la cire. Cette marque pourrait indiquer le passage ancien du tableau dans une collection, une administration ou un établissement de Saint-Pétersbourg durant la période impériale russe. Cette identification doit toutefois rester présentée comme une hypothèse, dans l’attente d’un éventuel déchiffrement complet de l’inscription.
Epoque XVIII ème siècle.
Livraison 18 euros en France, 35 euros en UE et 150 euros reste du monde.
Largeur : toile 31.5 cm, cadre 38.5 cm
Hauteur : toile 37 cm, cadre 43.5 cm



















